Assumer nos choix de vie sans rentrer dans le moule

 

Quand on est enfant, on pense que tout sera «normal» pour nous à trente / quarante ans. Et puis un jour on passe ce cap, et on s’aperçoit que l’on est le même enfant dans un corps d’adulte et que notre vie n’est pas aussi lisse que celle des parents de Cailloux.

Être adulte, qu’est ce que cela signifie ? Chacun à sa définition, mais ce que je souhaite mettre de l’avant ici est qu’être adulte, c’est assumer pleinement qui l’on est, que ce soit notre style de vie, nos épreuves, nos façons d’être et de faire, nos choix, et bien plus encore.

Assumer, c’est … accepter sa vie et donc le résultat de ses choix sans constamment les remettre en cause, les dénigrer, les comparer, les dévaluer, les critiquer, les détester… ou le corollaire, qui revient exactement au même … faire de son mode de vie un idéal suprême à imposer à tous.

Voir autant de personnes en tiraillement et en constante remise en question, comme conseillère d’orientation, me fend le cœur. Toute cette énergie et ce temps perdu à commenter sa vie avec les lunettes stéréotypées des autres c’est de l’énergie en moins :

  • pour profiter vraiment de sa vie (jouir),
  • construire son avenir en fonction de soi (rêver),
  • mieux se connaître dans ses décisions et ses épreuves (prendre confiance en soi),
  • mais aussi c’est se priver de faire ses choix en pleine conscience pour créer ce Nouveau Monde qu’on espère tant (inspirer)….

En résumé, soit on aime la somme de nos choix, soit on fait une réflexion pour changer, mais dans tous les cas, cette réflexion doit venir du plus profond de soi, pas des remarques ou des pressions extérieures !

C’était mon message cette semaine ! Et si vous avez besoin de vous assumer davantage, je ne suis pas loin 😉

Maintenant on s’amuse, voici des portraits stéréotypés qui mettent en lumière ces pressions sournoises 😉

Version trentaine…

Quand on passe le cap des trente ans, il faut être en couple et avoir une maison, il faut avoir des enfants dans les deux premières années de l’emménagement sinon l’entourage s’inquiète et vous questionne subtilement en vous parlant d’horloge biologique ou de fertilité, par exemple. Et si vous avez un enfant, au bout de deux ans, on vous demande si vous en prévoyez d’autres (!) Il faut avoir un vrai travail, un travail sérieux, un travail avec des responsabilités, un travail bien payé de préférence, un travail qui apporte du stress, sinon c’est louche, ce n’est pas un vrai travail ; si on a trop de plaisir ou si ça ressemble à un loisir pour le commun des mortels, ce n’est pas un vrai travail. Il faut aussi se plaindre, tout en montrant qu’on est résilient : «Oh regardez tout ce que j’ai sur les épaules, regardez-moi qui parviens à concilier travail-famille-trafic-amis-sports et devoirs». C’est la version femme-homme en couple avec des enfants.
Version célibat ….

Un célibataire à trente ans, pour certains, c’est peut être louche, mais il y a encore de l’espoir, alors cela intéresse l’entourage qui prend la question au sérieux en s’informant (alors… les amours ?), en donnant des conseils (ce site a bien fonctionné pour ma collègue), en interrogeant directement (est-ce que tu peux vraiment être heureuse, malgré tout ?), en créant des connivences (moi en tout cas, je ne te parle pas de ta vie sentimentale, car cela ne me regarde pas !), en faisant par des soupçons (en fait, peut être es-tu…).

Je sais, je sais, c’est stéréotypé ces portraits là 😉 À vous d’écrire les vôtres ! 

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