C’est l’été et vous vous adonnez à votre passion (remplir le champ : ex. yoga, équitation, marche en montagne, lecture, etc.) _______.

Vous aimez alors tout d’un coup votre vie, vous revivez et c’est drôlement savoureux. Vous ne souhaitez plus du tout revenir dans votre travail normal à la fin des vacances… et vous caressez alors un rêve : et si votre vie avait une saveur de vacances à l’année ? Et si vous vous réorientiez dans votre passion ?

Cela peut être une bonne idée, mais avant de sauter le pas, voici quelques balises pour vous permettre de ne pas précipiter une décision aussi cruciale !

(En fin d’article, je vous donne ma propre expérience… quand je me suis réorientée pour vivre de ma passion des chevaux !)

  1. Pourquoi êtes-vous insatisfait dans votre travail ? Est-ce un problème plus large qui vous amène à ne plus avoir aucun intérêt dans votre profession ? Ou est-ce simplement votre milieu de travail actuel qui vous mène la vie dure? Il faut faire une différence entre la flamme que vous avez pour votre profession et l’environnement/l’organisation dans laquelle vous exercez. Parfois, changer d’employeur, ou changer de type d’emploi dans le même domaine peut être une option à évaluer (voir l’article à venir sur le sens au travail).
  2. Si finalement vous souhaitez vraiment changer de domaine pour aller dans votre passion, demandez-vous :
  • Suis-je à ce point passionné par ma passion pour la vivre 40 h par semaine, hiver comme été ?
    Par exemple : aimez-vous à ce point recevoir pour créer un bed and breakfast à la maison ? Aimez-vous à ce point le vélo de montagne pour l’enseigner ?
  • Si la réponse est oui à la première question, demandez-vous maintenant si vous avez conscience de ce que cela implique de travailler dans sa passion. Souvent, travailler dans sa passion, cela signifie : enseigner, mener des groupes, parler en public, etc.
    Par exemple, enseigner le yoga est très différent que de simplement le pratiquer. Faire une sortie en vélo de montagne est très différent de mener un groupe de débutants pour leur faire faire leur première descente.
  • Ma passion pourra-t-elle satisfaire ma vie personnelle ? En effet, souvent une passion est de l’ordre du loisir, mais pourra-t-elle satisfaire mon style de vie : m’apportera-t-elle un salaire décent ? Des horaires qui me permettront de concilier travail et famille ? Un revenu à l’année ?Souvent, se reconvertir dans ce type d’emploi nous amène à devenir travailleur autonome et alors une bonne partie des avantages salariés disparaît (vacances payées par exemple).
  1. Le dernier point sur lequel réfléchir si finalement vous êtes toujours décidé à vous reconvertir est le suivant : si vous êtes à ce point passionné, ne risquez-vous pas de trop en faire et de vous brûler ? Serez-vous capable de vous arrêter ? Est-ce que cette vie où vos loisirs et votre profession ne font plus qu’un ne risque pas de vous amener à un épuisement puisque c’est peut être 60-70 h de votre semaine qui y seront consacrées ?Personne n’a cette réponse sauf vous !

Que faire ensuite ?

Même si ces questions vous rendent perplexe, rien ne vous empêche de cumuler deux emplois : un dans votre domaine traditionnel et l’autre dans votre passion. Cela vous permettra de voir si vous aimez vraiment travailler dans votre passion et allégera peut être l’insatisfaction dans votre travail actuel… et peut être qu’un jour, sauterez-vous le pas pour travailler exclusivement dans votre passion ?

En conclusion !

Et surtout, n’oubliez jamais que l’orientation c’est tout au long de la vie, alors ne vous en faites pas si vous sautez le pas et choisissez de vous réorienter quelque années après. Après tout, la vie c’est d’abord des expériences pour contrer les doutes ! La vie, c’est d’abord essayer pour ouvrir ses horizons et progresser ! Vivre c’est l’antidote aux regrets !

Mon propre exemple … (ah si j’avais pu lire mon article avant !)

J’avais envie de vous donner un exemple tiré de ma propre expérience. Car oui, je me suis reconvertie, pendant un temps, dans ma passion : les chevaux ! Cela m’a amené à faire trois ans d’études à temps partiel dans le monde de la zoothérapie ou du mieux-être facilité par le cheval plus précisément! J’avais créé mon entreprise (Équidéus !)

J’ai adoré mes études, mais un peu moins la profession qui en découlait. Je me suis aperçue, en pratique, que cette profession qui met l’animal au cœur de la thérapie était hyper exigeante pour moi. Là où je m’imaginais une vie de rêve entourée de mes chevaux, je vivais au contraire un épuisement lié au fait que je devais m’occuper de mes clients, de mes chevaux, et de tous les à-côtés pour que la session se passe au mieux.

La passion est partie et ma vie n’était pas aussi légère que ce que j’avais imaginé/espéré. D’ailleurs, je n’avais plus de passion, mais un travail… Je voyais de moins en moins mes chevaux dans un cadre privé et ma relation avec mes animaux en pâtissait. Ma jument adorée est même tombée malade. J’ai alors compris que je faisais fausse route.

J’ai finalement décidé d’arrêter cette profession pour revenir vers une profession plus traditionnelle : conseillère d’orientation, thérapeute et professeure de méditation, en me disant que j’amenais aussi la sagesse que les chevaux me donnent au quotidien, dans mes relations avec mes clients. Car oui, ma passion pour les chevaux est revenue au galop ! Et surtout, j’adoooooooore la profession que je me suis créée sur mesure !

J’espère que cet article vous a plu ! N’hésitez pas à le commenter ou le partager !

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