Toujours dans l’optique de vous aider à mieux vous connaître, surtout en ce qui concerne la sphère du travail, voici aussi une réflexion sur les intérêts. Je vais donc vous présenter une typologie vraiment intéressante et très utile quand on cherche à mieux connaître ses intérêts et vous montrer comment jongler avec elle !  Cette typologie s’appelle le RIASEC !

Cet article va être très utile tant aux personnes qui se cherchent quelque peu au travail qu’aux parents qui, en gardant une oreille attentive, pourront aider leurs adolescents à mieux se connaître !

Sans plus tarder, je vous présente la fameuse typologie.

#1 Mappons les intérêts

Nos intérêts peuvent être divisés en 6 catégories

R pour intérêts réalistes

I pour intérêts d’investigation

A pour intérêts artistiques

S pour intérêts sociaux

E pour intérêts entrepreneuriaux et de direction

C pour intérêt conventionnels

Je vais vous les définir rapidement, l’idée ici n’est pas de faire un processus d’orientation, mais de vous donner des éléments de réflexion pour un premier tour de tableau autonome

L’idée est que vous cerniez les deux ou trois (maximum) intérêts qui vous caractérisent !

R pour réaliste – Le réaliste apprécie les tâches manuelles. Il est habile de ses mains. Il aime travailler surtout avec des objets (outils, machinerie, etc.), construire, réparer et/ou manipuler des objets.

I pour investigateur – L’investigateur apprécie les tâches d’investigation. Il aime analyser et comprendre des phénomènes, résoudre des problèmes, lire, utiliser ses connaissances, etc. Il se renseigne, il est de nature analytique, il utilise ses connaissances afin de mieux comprendre le monde dans lequel il vit.

A pour artiste – L’artiste apprécie les tâches de création artistique. Il crée des oeuvres (dessins, graphiques, textes, musique, danse, etc.) ou aime exprimer sa créativité et son unicité. Il est créatif. Il a beaucoup d’idées. Il sait faire preuve d’imagination.

S pour social – Le social apprécie les tâches où il a à travailler avec les gens afin de les aider. Il aime établir des liens de confiance avec les gens, les écouter, les conseiller, leur enseigner, les soigner, etc.

E pour entrepreneur – L’entrepreneur apprécie les tâches où il a à travailler avec des gens afin de les diriger et les influencer. Il sait influencer les autres et tirer d’eux ce qu’il désire.

C pour conventionnel – Le conventionnel apprécie les tâches où il a à travailler avec organisation, méthode, etc. Il aime classer des choses et des données, faire des suivis, réaliser des tâches administratives, etc. Il est pragmatique et ordonné.

Déjà, en vous déployant la typologie, vous avez pu capter de l’information sur ce que vous aimez le plus, ce qui vous fait le plus vibrer.

Et ce qui est intéressant maintenant, c’est qu’on peut croiser cette information. Cela nous donnera un profil avec deux ou trois lettres. Par exemple, certains ont un profil RAE – réaliste, artiste et entrepreneur, d’autres un profil RIC- réaliste toujours, mais plus investigateur et conventionnel… Nous avons ici affaire à deux réalistes, mais avec deux portraits très différents… je vous montre cela par un exemple …

Admettons que vous soyez Réaliste et Artiste et Entrepreneur, cela signifie que vous aimez travailler de vos mains, des choses concrètes par exemple le bois… mais que vous aimez aussi être l’idéateur, l’artiste derrière vos créations ! Donc vous vous épanouirez bien dans le monde de l’ébénisterie, mais dans un milieu qui vous donnera carte blanche pour créer… pas dans un milieu qui vous dira quoi faire. Et si en plus vous avez vraiment la fibre entrepreneuriale développée, alors il se peut que vous choisissiez à terme de partir à votre compte

Mais vous pourriez être aussi Réaliste et Conventionnel et Social. Dans ce cas-là, vous pourriez être un ébéniste, mais un ébéniste qui travaille dans une entreprise qui fabrique des meubles plus traditionnels, qui suit un savoir-faire reconnu et suit des procédures établies, qui ne seront alors pas dans la création… Toutefois, cet ébéniste aimera travailler en équipe, car il a un côté social que mon premier exemple n’avait pas.

#2 Et cela m’amène à vous montrer deux implications sur le bonheur au travail !

L’importance d’êtres dans le bon milieu

Vous comprendrez que nos intérêts dictent ce que nous aimons faire, mais aussi dans une certaine mesure comment nous aimons le faire ! Alors même si vous êtes malheureux au travail, parfois, ce n’est pas votre orientation qui est cause, mais la façon dont vos intérêts s’expriment.

Moi, par exemple, je ne fais de l’orientation comme personne d’autre, car ma première lettre est le A. Je suis donc, à chaque jour où je travaille, dans l’expression la plus pure de qui je suis, dans mon essence profonde en faisant de mes accompagnements en méditation ou orientation, un art…

Faire la bonne chose

La deuxième implication est d’importance. Parfois, on travaille dans le bon milieu, mais on ne fait pas les tâches qui nous correspondent… On pense alors travailler dans ses intérêts, mais cela ne nous rejoint pas, et on se met à se penser incompétent…ou on pense ne pas être à sa place, alors que c’est juste le contenu du travail qui ne nous correspond pas !

Par exemple, j’ai déjà accompagné une personne qui était formée en histoire de l’art. Et elle travaillait pour une entreprise à Paris qui s’occupait d’organiser les ventes aux enchères. Elle était parfaitement dans son domaine… sauf que son travail, à elle, nécessitait des intérêts et compétences de type plus entrepreneur et social, alors qu’elle était davantage artiste et investigatrice (faire de la recherche sur l’art aurait été plus dans ces cordes). Elle avait quand même quelques tâches en lien avec ses intérêts, mais pas suffisamment pour se sentir épanouie et elle perdait confiance en elle. Elle ne remarquait pas, en ayant le nez dans le guidon, qu’elle ne travaillait pas vraiment dans sa zone de génie !

J’espère que ce tour de piste pour cerner vos intérêts vous a plu !